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Je devais gérer un dossier difficile. Je l’héritais un peu par hasard, on se déchargeait de certaines tâches sur mon dos, pour mon apprentissage, pour que je prennes plus de responsabilités. Sans doute. Je ne m’en plaignait donc pas. On m’avait en plus prévenu du contexte, de l’humeur des gens, du timing serré, et que je ne maîtriserai de toute façon pas grand chose, le dossier en était à sa conclusion. Je ne sais plus si c’est Monsieur que je recevais d’abord ou bien Madame, en plus ils étaient en pleine procédure de divorce. Lui avait la réputation d’être très difficile, furieux que le dossier ne tourne pas comme il l’avait prévu, elle faisait tourner les têtes, et donc dans ce cas les fantasmes allaient bon train, elle n’en était pas plus facile pour autant. Je ne suis pas sûr, au moment de la recevoir, que j’aurais aimé vivre avec elle les fantasmes dont on me parlait. Mais j’avais aussi la réputation d’être très cool, et donc après avoir étudié le dossier dans ses fragments que je possédais, qu’on avait bien voulu me donner, je prenais les choses en main. Le premier entretien ne se passa évidemment pas comme prévu, et j’écoutais les remarques, les nuançant un temps soit peu, ne faisant ni le jeu des uns, ni ne dénigrant les autres. Le temps n’efface rien dans ces cas-là, mais un peu de réflexion permet de remettre dans son contexte les erreurs, les manquements, le temps qui passe parfois un peu trop vite tout simplement. J’étais là aussi peut être, juste pour écouter. Ce que je faisais. Jusqu’au moment ou madame est entrée en scène. Je me devais de ne pas me laisser aller à trop d’humour, monsieur était là, ils étaient tout deux furieux, mais j’avais une folle envie d’être vraiment très très gentil. Même si ce n’était pas le moment. La conversation bifurqua sur l’heure, sur l’heure de l’apéro, et on s’est accroché sur ce sujet là. Ca je le maîtrisait parfaitement, et en plus, finalement on avait tous envie de décompresser. On s’est donc salué courtoisement lors de notre départ, elle et moi nous promettant réciproquement un apéro un jour, elle la première, j’en prenais bonne note, sans évidemment insister. Cela finalement c’était bien passé, la situation m’avait l’air d’avoir été relativement bien gérée, et Madame n’était pas apparemment ce que les autres voulaient qu’elle soit. Je pouvais voir le dossier évoluer sans trop de crainte. Notre second entretien s’est déroulé sensiblement de la même manière. Après avoir posé l’historique de la situation, nous étudions Monsieur et moi, ensuite Madame et moi les nouveaux éléments. C’était l’occasion de décrier les anciens gestionnaires de leur côté, de les rassurer du mien. Par hasard, je rencontrais Ludivine à nouveau vers les onze heures du matin, et bien que je proposais un café, que je déteste pour ma part, on en revenait inévitablement sur le sujet de l’apéro, ce qui détendait l’atmosphère, on parlait enfin d’autre chose, et donc la conversation tournait autour des boissons apéritives, pour dévier sur les vacances. Et les réunions continuèrent, le dossier avançait, entre mails, courriers, coup de téléphone… Les premiers mots n’étaient plus furieux, mais seulement inquiets, et au fur et à mesure des explications, du temps, on arrivait à un dialogue normal. Et je revoyais Ludivine, et on reparlait apéro, vacances. Elle était sexy. Et les jupes diminuaient, les décolletés s’ouvraient. Juste le fruit de mon imagination. La table du bureau était en verre, un jour, j’eu la remarque : - Alors Henry, tu n’as pas l’air concentré ! - Non à force de parler d’apéro, l’alcool me perturbe le cerveau… J’ai mis un classeur sur la table devant moi, de telle sorte que je ne voyais plus sa petite culotte. - Je vais chercher des documents et je reviens… Je ne bandais pas, mais je devais vraiment me changer les idées. Quitter le bureau me permettait de rencontrer quelqu’un et de déconner trente secondes avec lui. Je rentrais dans un bureau juste en face, et je fus accueillis avec des commentaires sur la tenue de ma cliente. J’entrais dans le jeu à fond, j’extériorisais mes fantasmes les plus crus. Je pouvais retourner la rejoindre complètement concentré. - On devrait quand même se trouver un moment pour le boire cet apéro ! Je n’y arriverais pas. - Ecoutez, je vais reprendre votre dossier et je réponds à vos questions dès demain… - … Et l’entretien ce terminait toujours comme cela, il y avait trop de questions, trop d’imprécision, trop de non dit, trop de stress, vraiment trop de stress. Jusqu’au jour où le dossier fût … presque … complètement terminé, nous passions alors plus de temps au téléphone pour peaufiner les derniers détails. Depuis le début j’avais droit à des remarques du style : « Henry il comprend les problèmes, il est gentil … ». Je déteste ce compliment finalement « il est gentil » il remplace toutes les autres qualités qu’on n’a pas, sauf une. Mais dans sa bouche, avec l’historique d’un dossier de merde, je ne le prenais pas mal. Et puis, c’était une cliente, juste une cliente. Notre relation se déroulait donc entre résolution de problèmes, les uns après les autres, de moins en moins, et puis des remerciements pour une certaine efficacité, qui n’était en fait que la conjonction de la bonne personne au bon endroit au bon moment, je n’ai aucune raison de me vanter, soit, le hasard à bien fait les choses c’est aussi simple que cela, mes collègues ayant fait le reste. Le marteau et l’enclume, j’étais entre les deux, mais si c’est elle qui frappait, ça devait faire mal c’est sûr, mais … On a parlé de plus en plus de sujets divers, à commencer par le carnaval, suite logique de l’apéro tant promis. Elle était souvent en déplacement à l’étranger… Viendrait-elle, ne viendrait-elle pas ? - Que fais-tu vendredi après midi ? A c’est vrai tu travailles … Et ça ne commence qu’au soir … Elle me tendait une perche pour la retirer aussi tôt. - Non, j’ai pris congé, mais je dors en prévision… Je ne prenais pas la perche. Erreur ? - De toute façon, je ne sais pas encore si je serais là. Je n’insistais pas. Elle demandait toujours un rendez-vous, le hasard de mon agenda, et puis par jeu aussi, je fixais toujours onze heure, onze heure et demie même. J’avais d’office la remarque ‘Et comme apéro, que voulez-vous ?’ pour faire rire, et j’espérais bien faire avancer les choses. Je parlais aussi maison. Elle voulait s’installer dans mon coin, c’est à dire côté ville mais côté jardin, et elle connaissait mon quartier, que pour le trouver à son goût. Je lui promis de rechercher des maisons à vendre. Les rendez-vous se succédaient sans se ressembler. Un autre volet du dossier fut abordé. Et de ce fait ce jour là on fit un grand pas… bien qu’en y regardant de plus près … On parlait donc une fois de plus de l’apéro, elle me questionnait de façon plus précise sur mes heures… - ça pourrait être lundi prochain, mais tu finis tard - Je n’ai pas d’heure. Même quand je vais au resto et que je rentre tard, je me fais eng… mais c’est pour rire - … - Si j’ai été incorrect, veuillez m’en excuser … - Non, Henry, c’est avec plaisir. Je la vouvoyais, je jouais mon rôle de vendeur à cent pour cent, elle me tutoyais, c’était simplement sa manière d’être. Malgré la vitre de la table transparente, un jeu de jambe à augmenter la température de la pièce, je retirais le classeur que je mettais toujours à un endroit stratégique de la table, pour plonger complètement dans mes fantasmes… J’en rajoutais volontairement un peu. Elle se releva, je gardais les yeux bien sur son visage, à regret. Ils auraient dû passer de sa culotte à son décolleté, en passant c’est vrai par ses yeux. C’était un remake de Basic Instinct, inconscient plus ou moins. Je lui accordais le bénéfice de la séduction naturelle. Je fixais son menton, ses mains, son dossier… J’aurais du avoir la croix de chevalier du mérite. Je lui souriais. - Ok pour lundi, tu m’invites où ? C’est moi qui offres l’apéro. Tu as été si parfait. - Non, j’ai juste fait mon boulot. - … - Chez … Il vient de s’ouvrir. - Oh oui ! J’en ai entendu parler - Et bien, vous goûterez. - C’est bien. Midi ? - Midi Bon j’allais avoir des commentaires de la part de mes collègues. Mais ce n’est vraiment pas fréquent. Et puis une femme en train de divorcer, je ne l’imaginais pas se jeter à mon coup aussi sec. A moins que les histoires que colportaient mes collègues … je ne leur en parlais donc pas, après tout la vie privée des autres, et la mienne d’autant plus, ne regarde personne. J’étais malgré tout très content de cette réunion, les problèmes disparaissaient à vue d’œil, bien que aller manger avec elle pouvait parfaitement être le début de nouveaux problèmes. Avais-je fait le bon choix ? Je lui ai téléphoné le jour même, une demi-heure avant, pour confirmer. Cette fois-là ça n’allait pas, un imprévu dans son agenda, et … elle m’avait oublié. - Pas grave, fis-je. Et le temps passa. Je l’avais moins souvent au bout du fil, je ne la voyais presque plus. Je n’avais pas fait de projet, je continuais à bosser comme à l’habitude. Elle revint une fois dans les bureaux, je la saluais d’un baiser amical, entre adulte comme cela se fait couramment maintenant. Nous en avions pris l’habitude. J’en profitais pour lui souhaiter un bon anniversaire. - Alors ça fera deux apéros. - J’avais évidemment dis cela dans ce but. Je riais. On a à nouveau fixé une date. Elle m’a promis de ne pas m’oublier. Je me suis présenté au resto un peu avant l’heure, j’avais envie de choisir la table, ma place, pour me sentir à l’aise. Et puis c’était plus classique que ce soit moi qui l’accueille, elle qui s’excuse de son retard. Cela me mettait aussi plus à l’aise. Je n’ai jamais été un dragueur, et cette femme chef d’entreprise m’impressionnait autant qu’elle me plaisait ; Ce n’était pas l’adage ‘les contraires s’attirent’ je pensait avoir beaucoup à partager. Elle est arrivée, sûr d’elle mais pourtant hésitante, peut être simplement parce qu’elle me cherchait, et qu’elle ne connaissait pas l’endroit. Elle me vit, je lui souris, je me levais pour l’accueillir. - Bonjour - Bonjour, je ne connaissais pas… - Je ne suis venu qu’une fois, vous me donnerez votre avis. - Bien sûr Il y eut un flottement. La femme que vous avez envie de sauter se trouve en face de vous, mais elle ne sait encore rien. Et je suis timide, mais je me soigne. Le maître d’hôtel apporta les cartes. Il ne demanda rien, alors que dans certains restaurants la première question porte sur l’apéro. Quelques instants de répits, à meubler… - La carte vous inspire - Oui, j’aime la cuisine italienne… - Tu es déjà allée en Italie. Oh je m’excuse, je peux te tutoyer ? - Oui j’en reviens… - Ah ? La pression a diminué d’un cran. Les vacances sont le sujet de conversation idéal. Avec les enfants. J’en savais assez que pour parler des heures. Je réfléchissais sur l’alcool que j’allais ingurgiter ce midi, je décidais de faire light, je choisissais mon apéro en fonction. Le repas fût agréable. Très. Je n’osais pas déconner, je restait le professionnel avec sa cliente, et mon humour étant orienté sexe, le reste aussi d’ailleurs, je le tenais en veilleuse. Je jouais sur les mots, je posais des questions, elle parlait. Tout allait bien. - J’habites là bas, tu sais la maison que tu m’as proposée. Il faudrait venir une fois. Je t’en ai proposée une dizaine … Mais c’est un coin que je ne connais pas du tout. - C’est vrai ? Comment t’as fait alors pour la trouver ? - Ben tu cherchais une maison, j’ai fais le tour des coins vert de la ville, en tournant autour de chez moi ! J’ai beau avoir voyagé, finalement c’est son propre patelin qu’on connaît le moins. On s’est attardé sur la carte, elle me demandant ce que je prenais, c’est vrai qu’il y avait le choix. - Un apéro bien sûr ! - Bien sûr ! Je la faisais rire, c’était pas intellectuel, et j’évitais quand même l’excès, on était au restaurant. Finalement le repas s’achevait. - Tu travailles cette aprèm… ? - Je suis sensé… Pourquoi ? - Je te fais visiter ? - Alors je vais sûrement me trouver une excuse. - Et je t’offres le café ! - Allez, OK ! je te suis. Nous sommes sorti, j’ai payé, elle a insisté pour payer elle même, me signalant que mon salaire d’employé ne me permettait peut être pas … Je lui ai répondu que je plumerai un client pour augmenter mes com… Elle a rit jaune. C’est une blagueElle m’a pris la main, et nous sommes sorti. Une femme m’a dis un jour « une femme qui rit est à moitié dans ton lit ». Elle contrôlait très bien l’autre moitié. Elle a pris sa voiture, moi la mienne, et je l’ai suivie. Il y avait trente kilomètres, vingt minutes par l’autoroute. Elle roulait vite, cela me plaisait, bien que je m’inquiétais : les radars, les autres conducteurs, l’alcool … Elle s’est garée, me laissant de la place pour me parquer juste derrière elle. Bon, je devais faire une manœuvre dans le minimum de temps, c’était pire qu’à l’examen d’auto-école. Je fis ce que je pouvais, elle était déjà à l’entrée de sa maison, sans même me regarder. Je ne courrais pas à sa suite, je voulais avoir l’air aussi naturel que possible. Qui était là ? Son ex-mari ? Quelqu’un d’autre ? Je pouvais croiser n’importe qui dans la rue… Et puis j’étais venu pour boire le café. Juste pour boire un café, et visiter la maison. Les chambres … La chambre ! Je pénétrais à l’intérieur. Je jetais un coup d’œil dans l’entrée, je cherchais un tempérament au travers de la décoration, enfin une impression, une chaleur, ou son absence… qui collait, qui définissait le personnage. - Tu peux entrer Henry - Je te cherchais au travers de la déco… - Ce n’est pas moi, je viens juste d’aménager ! - Tu me rassures C’est vrai que je n’aimais pas. Mais les goûts ne se discutent pas. - Tu vas retapisser ? On a commencé ainsi la conversation. Et nous passions de pièce en pièce, avec ses souhaits, ses idées, ses couleurs. J’aimais assez. - Tu es venu pour du café ! Non ? - Je t’avoues que je ne suis pas trop fan… - Ah ? - S’il n’est pas fait j’aime autant un jus de fruit, de l’eau … - Ben non, il n’est pas fait. - C’est juste. On vient d’arriver. Mais je déconnes comme ça de temps en temps. - J’ai … de l’eau ? … de la bière ? - Une bière. C’est parfait. Mais pour baiser l’alcool ça n’aide pas. Je devrais me calmer, et me détendre un peu. Je restais debout pas trop loin. Elle prit deux bières dans le frigo, qu’elle décapsula, et chercha après des verres. Elle servit. - Merci ! - A ta santé. Elle était proche de moi, je ne bougeais pas, je n’avais envie de prendre aucune initiative. Je me faisais peut être un cinéma monstre, et je n’avais pas envie de rentrer au bureau avec une griffe sur la joue. Toutes les femmes qui font visiter leur maison à leur conseiller n’ont pas d’office envie de se faire sauter. Par eux… Soit, il faut malheureusement l’admettre. Ce serait quand même un petit plus pour la profession, il faut le reconnaître. Je devais sourire béatement sans doute. - Qu’est-ce qu’il y a ? - Tu es bien ici, je trouve. Je revenais sur terre. Elle s’est rapprochée. - C’est un peu grâce à toi… C’est quand même toi qui m’a indiqué cette maison. - Un tout petit peu, mais je suis content d’avoir pu le faire - Je suis contente que tu l’ai fais. Elle me collait vraiment. J’ai retiré mon verre d’entre nous deux, elle fit de même, je l’embrassait. Une seconde. Plus un baiser d’ami, j’imaginais, que celui de Dom Juan, mais sur la bouche quand même, suis-je bête. Elle ne se retira pas. Je changeais donc d’idée, la réalité de la situation m’apparût pleinement. Je ne jouais plus. Je devais vraiment déposer mon verre quelque part. Ou j’allais l’asperger de bière. Je sentis sa langue sur mes lèvres, je décidais d’oublier mon verre, a Dieu vat, je répondais à son baiser. Le baiser fût réellement chaud. On avait envie l’un de l’autre. Je suppose qu’en tant que femme divorcée, elle avait dû trouver le temps long. J’appréciais. - Je dépose mon verre - Fais à ton aise. Elle a commencé à se déshabiller le temps que je trouve un endroit pour mon verre. Je revenais vers elle. - Laisse moi le faire. Je me recollais contre elle, mes mains glissaient le long de son corps à la recherche, d’une fermeture, d’un bouton pour l’aider dans ses mouvements. Elle s’empara de ma cravate. Nos bras se mélangeaient, on en riait. On s’embrassait. Je caressait sa poitrine, un instant, elle était déjà occupée avec mon pantalon. Je me mis à ses genoux, je collais mes lèvres à son ventre, j’embrassais chaque partie de sa peau que je découvrais au fur et à mesure que je descendais son pantalon. Ma bouche tomba sur sa petite culotte, mes mains continuaient à descendre son vêtement le long de ses jambes. Je l’aidais à s’en débarrasser, elle posait ses mains sur ma tête pour se soutenir. Je remontais à la recherche de sa petite culotte tout en me libérant à mon tout de mon pantalon. Je devrais bien faire une pose, les godasses c’est le moment le moins érotique du strip tease, sauf pour les femmes à moins d’avoir des baskets, et encore. Nous les hommes, avec nos grosses chaussures et nos chaussettes, il y a quand même un temps mort. Elle se dirigea en slip vers l’escalier. Je me dépêchais, sans me casser la figure pour au tant. Et je ne voulais pas passer mon temps à jouer à cache-cache, je ne connaissais pas la maison. A poil donc, je prenais l’escalier derrière elle, j’avais ramassé mes vêtements, au cas ou ! J’avais trop lu de blagues sur les gars coincés nu dans une armoire. Je les jetais par terre en arrivant dans sa chambre, et je la rejoignais. Je me remémorais de temps en temps les commentaires sur son passé, dixit des collègues bien intentionnés, j’avoue qu’elle faisait cela très bien, et que notre envie, ajoutée à notre imagination, nous a permis de prendre beaucoup de plaisir. Je ne voulais pas essayer tout le kamasutra la première fois, après tout j’aimais aussi voir ce qu’elle aimait, ce qu’elle avait envie de faire, de me faire. Je ne pense pas que nous fûmes déçu, après tout on se revit après, un certain nombre de fois. Le soir tombait. - Je dois y aller - Je sais ! - La salle de bain ? Elle s’est levée, et on s’est dirigé ensemble vers la salle de bain. Je la regardait encore et encore, nous ne sommes pas égaux avec l’âge, nous les hommes et elles les femmes. Mais j’oubliais bien vite mon corps, après tout nous nous étions aimés. J’ai pris une douche, je l’ai invitée à me rejoindre, nous avons fait un dernier câlin. Je me suis rhabillé en vitesse, je l’ai ensuite regardée faire de même. Elle avait le temps, elle se faisait belle, juste parce que je la regardais. - Vas y - Hmmm Elle est descendue avec moi, et m’a raccompagné jusqu’à la porte. Je fouillais mes poches à la recherche de quelque chose d’oublié, j’avais envie de la revoir, je ne savais pas quoi dire. On se revoit ?C’était bête… - Bien sûr Henry - Dis moi … quand tu veux ? On a un peu discuté de nos agendas, de nos projets, elle se serrait contre moi. - Tu me téléphones demain ? C’était dans l’urgence, c’était du court terme, c’était le début d’une histoire difficile. Nous nous sommes rappelés, nous nous sommes revus. On faisait l’amour tout en parlant de nos vies respectives, on riait de nos malheurs passés.
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