Henry au boulot... C'est pas triste !
Henry, discute avec ses collègues, séduit, rassure, tel un gros nounours, et ...
27-09-2007
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Karine, les assurances et moi...

Mon GSM sonnait. J’étais à une terrasse de café dans une ville quasiment inconnue, c’était un soir d’été. Il faisait beau, il y avait des gens assis à d’autres tables, une femme seule, un peu trop sophistiquée pour être une passante. C’était une ville portuaire, il y avait une femme pour chaque marin. Je me préparais à une réunion ennuyeuse le lendemain matin, c’est à dire que je pensais à tout sauf à cela. J’avais pris une chambre d’hôtel car j’étais loin de chez moi, j’y étais là pour quelques jours. Depuis des mois je me trimballais d’une ville à l’autre, avec un groupe de collègues pour suivre différentes conférences, et participer à des réunions comme celle-ci.

- Bonjour Henry

- Wohhh !

- Tu vas bien ?

- Oui. Il est tard, mais je suis à une terrasse de café, je bois un verre. Il fait super bon.

- Je suis dans mon bain…

- …

- Je pensais à toi.

- C’est gentil. Pourquoi tu n’es pas restée à l’hôtel ?

- …

- Il n’est pas trop tard… Moi je peux encore venir jusque chez toi. Tu voudrais que je viennes ?

- Tu ferais çà ?

- Oui, si je peux te laver le dos.

- Hmmm

Je ne savais pas si c’était positif ou non. Je devais en plus prendre le train. Je regardais ma montre.

- Allez je viens, même si je ne peux pas te laver le dos !

Elle rit. Je me suis levé, j’ai hélé un taxi, en direction de la gare. Je perdais un peu de calme à regarder ma montre, et mon adrénaline ne s’arrangeait pas en imaginant Karine dans son bain.Nous faisions généralement nos courses en groupe, on se cherchait à manger pour le midi, à grignoter pour les pauses, et surtout à se changer les idées car ces réunions nous assommaient à la longue. Parfois l’un de nous allait dîner avec un autre collègue rencontré sur place, parfois des impératifs nous obligeaient à quitter le groupe, mais finalement nous nous amusions bien ensemble pendant ces moments de pause. Et se donner de l’appétit, faire des commentaires sur les régimes, écouter toutes ces filles discuter popotes, dernières réceptions, donnait une idée de qui était qui, un début d’aperçu un peu intime de la personne en face de vous. Et faire les courses ne m’a jamais déplu. Pour ces rencontres…

Chacun choisissait un plat pour le dîner, en fonction de ses goûts, de ce qu’on avait dit la veille, de ce qu’on avait vu la veille. Caquetage, bouillonnement d’idées, de recettes.Carine, comme d’autres d’ailleurs, avait été séduite par un collègue qui savait tout, connaissait presque tout, avait une anecdote sur tout et encore plus. Vingt ans d’expériences après cinq ans de travail, c’était plutôt ma vision des choses, mais nous avions un métier de bonimenteur, j’avais du me tromper d’aiguillage un jour. Bref, le commercial pur et dur, future vedette électorale, grande gueule avec un certain humour. Toutes pour lui… Les balades, les courses tournaient un moment au tour de lui, même les réunions étaient animées par ses expériences, ses commentaires. Il éblouissait la galerie. Je me contentais de poser l’une ou l’autre question, je ne me fondait certainement pas dans son fan club, j’étais comme à l’habitude discret. Et puis je dormais. Les heures de cours, les horaires, l’été, et mon recul par rapport au stress, tout me faisait dormir. Je devenais le point d’attention, je ne le voulais pas, mais on guettait mes insomnies, autant que je m’efforçais d’être attentionné. Mais le train, tôt le matin, la routine, des orateurs monocordes, ou une matière trop complexe, bref rien ne m’allait mieux qu’une petite sieste, au grand contentement de mes condisciples.Jusqu’au jour ou une nouvelle collègue se ramena, emportant avec elle sa mini-jupe et le regard des autres spectateurs. Le sujet passait donc de mon micro sommeil à l’entre jambe de la nouvelle, tout cela pour rire, se moquer, en éclipsant un peu wonder boy, qui finalement nous faisait un rien chier avec son expérience de super bazar. Et comme je n’étais pas le voyeur, et que ces dames me plaignaient justement de ne pas voir, je devenais leur coqueluche. Je commençais à me faire à ces interminables journées.

Nous avons donc décidé de nous éclater en dehors du cadre légal de travail. C’était l’été. Les filles commençaient à porter des mini-jupes, sauf mes collègues, qui un peu plus âgée, qui un peu woman farmer. Mais les discussions continuaient sur le sexe, même au bar du coin où nous prenions l’apéro. Soit nous nous épanchions sur notre dure vie au travail, sur les incongruités de notre fonction, sur les erreurs de management, sur les difficultés de retourner à l’école à notre âge, soit nous parlions sexe. Karine rougissait, Karine se rapprochait et se moquait de moi gentiment. Je ne la voyais pas venir, l’ambiance ‘boulot’ était toujours stressante. On est vite catalogué, on a vite une réputation, une simple rumeur détruit tout, même les plus belles histoires d’amour. Je suis froid en apparence, pour protéger les autres, pour me protéger aussi. Mais je suis un gros nounours, les nanas aiment venir se frotter physiquement à ma carapace de bonté froide…Elle était dans son bain avec son GSM, j’étais dans le taxi en route vers la gare, j’espérais encore avoir un train. Il y avait une chambre d’hôtel avec mes affaires abandonnées, un cours le lendemain à ce même endroit que je quittais, refaisant cent kilomètre que j’avais prétendu ne pas vouloir faire pour des raisons de simplicité.

- Je suis dans le taxi, mais je sais pas si il y aura un train … T’as de la patience ?

- T’es complètement fou…

- Dit si gentiment …

- Tu es génial Henry, je t’attends…

- Ben, si je me ramène à une heure du mat’ et que t’ouvres pas la porte, je serai bien !

- Je t’ouvrirai

- Je ‘sais même pas ton adresse !

- C’est …

- Ca sert à rien, j’ai pas de feuille blanche, pas de bic

- Je t’indiquerai où c’est !

- Bon, et je suis même pas sûr d’avoir ton numéro de GSM

- Je vais te le donner !

- T’inquiètes, t’es dans mes appels…

- Ah ! Oui !

Le chauffeur de Taxi devait s’amuser. J’étais à fond dans l’adrénaline, je m’écoutais parler, j’essayais après coup de ne pas être trop humoristique côté moqueur. Je voulais que le charme agisse même à distance, même au GSM. Je cherchais aussi des mots gentils, je voulais pas qu’elle se noie dans son bain en s’endormant, mais je ne voulais pas qu’au dessus de quatre couches de pyjama, slip et autre il y ait en plus le peignoir de bobonne. Je me tapais quand même un heure de train. J’aurai mérité autre chose. Je riais rien qu’à la pensée, mais je ne pouvais pas lui dire.

- Je suis à la gare

- …

- Je cherche après un train. Je te rappelles.

- J’attends.

J’entrais dans la gare, je n’y étais allé qu’une fois, en sortant, je devais cette fois repérer le tableau indicateur, les quais. Je n’étais pas trop tard, il y avait encore un train.

- Mon train est à cette heure là.

- Et tu mets…

- A peu près une heure trente.

- Wohhh

- Tu dormira ?

- Non, je t’attends

- Ben j’espère … Non c’est super génial.

- Je t’aime Henry

- …

- Henry ???

- Je vais quand même pas te dire ‘c’est super génial’ toute les trentes secondes, tu vas te lasser…

- …

- Merci- …

- Coucou ! Merci, je t’aime aussi

- Henry …

On a continué à roucouler comme cela jusqu’à ce que le train arrive. Je ne faisais pas trop attention à ma batterie, mais il y eut suffisamment de coupure pour que mon oreille arrête de chauffer. Je décidais de m’installer confortablement, et d’attendre un peu avant de la rappeler. Plus j’y pensais plus je me disais que j’étais fou. Je paniquais un peu pour le lendemain, je devais passer à l’hôtel tout régler, reprendre mes affaires avant d’aller au cours …C’est elle qui m’a rappelé. Oui, j’étais bien installé, oui j’avais son numéro de G. Elle semblait énervée, cela me calmait. Je savais ce que je faisais, elle sans doute pas. Je changeais de sujet de conversation, je trouvais l’idée rocambolesque mais géniale. Chacun de mes mots lui faisait un effet ou calmant ou excitant, je riais de ses frayeurs. J’apprenais à la connaître. Finalement ma batterie diminuait, si je voulais la retrouver on avait intérêt à se taire. Je prenais note de son adresse, du trajet en métro, et je raccrochais. Un instant je paniquais : Et si je m’endormais… Je connaissais bien la ville, je me trouvais des solutions de rechange. Et puis je pensais à elle dans sa baignoire, je pouvais mal de m’endormir. Je commençait à fantasmer pendant que les kilomètres défilaient derrière la vitre, l’horloge tournait également, mais contrairement à mes bonnes habitudes, je ne m’endormais pas. Je souriais tout en imaginant la scène de la baignoire, je devenais plus réaliste en pensant à l’accueil à sa porte, je me demandais si elle était seule chez elle, je savais qu’elle avait un fils. Bref le temps passa très vite, ne trouvant aucune réponse à mes questions, me calmant en me disant que tout ce que j’avais imaginé ne se ferait sans doute pas. Dans le pire des cas, j’étais un collègue qui rendait visite à une autre collègue, au moral atteint après tant d’effort pour suivre une formation… à dix heure du soir, après un ‘je suis dans mon bain, je pense à toi …’. Je bandais toujours.Elle ouvrit la porte, elle était habillée relax, mais pas avec l’inscription ‘je suis à toi’. Je pensais bien que je devrais la conquérir, elle avait un style, de la pudeur, et besoin de moi, simplement. Je n’envisageais plus du tout de coucher avec elle, j’avais envie d’être gentil, je me demandais à présent si je n’avais pas fait la c… de ma vie en me pointant chez elle. Avais-je tout simplement confondu sexe et amitié ? Je lui souriais gentiment, et je lui fit un compliment du genre ‘Toujours aussi superbe’. Nous avons commencé les banalités…

- Tu as fait bonne route …

- Tu n’es pas trop fatigué…

- Tu veux boire quelque chose …

La gêne était bien présente, je cherchais à toute vitesse des phrases pour dissiper cette gêne, pour la mettre à l’aise, pour lui dire que je n’étais pas là uniquement pour baiser, même si je ne pensais qu’a çà.

- Ecoute Karine, je m’enm… à mort là bas, çà me fait vraiment plaisir que tu ais eu envie de bavarder avec moi.

- C’est vrai ?Bon, c’était « rapé ». Je ne baiserai pas ce soir. Mais je m’en foutais royalement à présent, j’étais dans son appartement, seul avec elle, à refaire le monde. Ca serait tout au moins une soirée sympa. Mais, je ne m’installais pas béatement dans le fauteuil, je me levais et l’accompagnais dans sa cuisine.

- Qu’est-ce que tu veux boire ?

- Ce que tu as …

J’oubliais un instant que c’était une femme de la campagne qui suivait les modes weight watchers…

- Un coca me suffit

- Du light ?

- Oui, sans problème

- …

- Et toi ? Tu bois quoi ?

- Je vais me faire un thé.

Je ne fis aucun commentaire, j’essayais de détendre l’atmosphère, je ne la collais pas, mais je restais à côté d’elle. On s’est quand même frôlé.

- Merci, Henry… d’être venu

- Tu m’appellerai que je serai au bout du monde, je viendrais…

- C’est vrai ?

- Bon, si ‘y a un train ou un avion, quand même, pas à pied …

- Ahahah

On s’est embrassé. Finalement, il y aura du sexe. On s’est séparé, elle un peu gênée. Je devais dire une c… pour détendre l’atmosphère.

- Ton thé va refroidir.

- Oui, mon thé…

- Mais tu peux encore m’embrasser, j’ai vu que tu avais un micro-ondes !

Elle rit, mais elle m’embrassa encore. Longuement. Elle prit enfin sa tasse de thé, et nous nous sommes dirigé vers son canapé la main dans la main. Je me suis assis à côté d’elle, le l’ai prise par les épaules et on s’est encore embrassé. Nous avons commencé la soirée sur le canapé. Le coca réchauffait, le thé refroidissait, on oubliait le boulot. On s’est retrouvé nus, les vêtements jonchaient le sol. Ce fut très délicat, on n’avait pas trop l’habitude de se déshabiller devant des inconnus, et c’est ce que nous étions. Même si il y avait de nombreuses heures de cours, de rire, on étaient à notre première fois. Après une première séance de cul dans le canapé, nous trouvions que c’était mieux dans le lit. On s’est levé, un peu gauche, on se prenait par la main, elle m’a guidé vers sa chambre. Je n’ai jamais été très bavard, il n’y avait rien à dire. Je trouvais bien de l’embrasser au pied du lit pour tomber naturellement dedans. De toute façon je ne bandais plus, je n’étais qu’un homme, mais j’étais bien, et j’avais juste envie de la caresser. Le reste reviendrait de lui même. Je fus surpris qu’elle ne se satisfaisait pas de mes caresses, qu’elle voulait prendre l’initiative. Elle me regarda d’un air interrogateur.

- Ben, oui, je ne suis qu’un homme…

- Je n’ai rien dis…

- T’inquiète, il se réveille tout seul, mais c’est un peu comme au cours …

Elle rit, elle faillit se moquer, je l’interrompis.

- Soit sympa avec moi tu veux ?

- Ahahah- …

- Viens

On s’est couché, elle s’est penchée sur moi. Mes forces revenaient.

- Tu vois, tu n’as qu’a demander…

- …

- mais au cours, tu me laisses dormir…

- ahahahah, c’est d’accord !

On riait tout en se caressant, en s’embrassant. Elle aimait bien jouer avec mon sexe, moi j’aimais bien sa bouche. La soirée continua comme cela longtemps. On a finit par remonter les couvertures sur nous , je me suis glissé entre ses jambes. On était bien échauffait, cela allait tout seul. Je ne sentais pas la fatigue, bien que. Elle me repoussa et s’installa sur moi. On devinait les réactions de l’autre, les besoins de l’autre. Nous avons jouis ensemble, elle s’est couchée sur moi. J’ai remonté le drap sur son dos, je me serai bien endormi comme cela. Elle s’est glissée à côté de moi.

- On va dormir, demain il faut se lever tôt.

- Ouais, je dois passer à l’hôtel payer et récupérer mes affaires.

- Comment tu vas faire ?

- J’irai en taxi jusque là, et de là au cours …

- Je viendrai avec toi.

- On va arriver ensemble ?

- …

- On arrêtera le taxi cent mètres avant …

- Oui !

- Et dans le train ?

Elle était sensée attendre ses collègues dans le train, c’est vrai, voyager en groupe c’est quand même nettement plu agréable. Elle était à califourchon sur moi, elle s’est couchée sur mon ventre, tout en gardant mon sexe en elle. Nous avions joui, mais mon sexe restait dur. Inutile, mais dur, cela devait lui être agréable. On discutait de ce qu’on devait faire, j’ai remonté l drap sur elle. On s’est paisiblement endormi dans cette posture. Elle dans mes bras, je n’avais pas trop l’habitude, mais la journée, et la soirée m’avaient tués. A un moment elle a roulé sur le coté, elle s’est endormie sur mon bras. Son mouvement m’avait réveillé. Je la regardais admiratif, mais pleins de questions sur notre avenir, a commencer par demain. J’avais à nouveau envie d’elle, mais je ne la touchais pas. Je finis par m’endormir à nouveau.- Bonjour, il est l’heure…Je m’éveillais instantanément, le planning des premières heures de la journée me revint en un instant, je me levai. Comme souvent le matin, mon sexe était dure.

- Wohhhh.

Elle rit.

- Et je ne te dis pas ce que mon cœur fait !Elle vint se loger dans mes bras, elle m’embrassa. Je la soulevais par les fesses, elle entoura mon ventre de ses jambes, je guidais mon sexe en elle. Heureusement qu’elle était petite, et pas trop lourde. Elle poussa un petit cri quand elle s’empala sur mon sexe. Je lui souriais et je l’embrassais à mon tour.

- On va être en retard !

Je me dirigeais vers la salle de bain.

- c’est où ?

- La porte là !

Le mouvement de mes pas nous faisait du bien. Elle était très fermée, chaque mouvement m’amenait un peu plus vers le nirvana. Je collais son dos contre le mur, son peignoir pendait à porte manteau, c’était l’endroit idéal. J’essayais de bouger. Je reculais un peu, je prenais son cul entre mes mains. Le fait de penser à ses fesses me mit lefeu. Je jouissais. Mais je n’étais pas fatigué, je continuais à aller et venir en elle comme si de rien n’était. Elle a joui à son tour, je l’ai sentie se resserrer. Elle voulu poser les pieds au sol, mais j’étais un peu grand pour elle.

- Sort, il faut se laver.

Nous sommes allé sous la douche, j’avais bien l’intention d’y entrer avec elle. On s’est donc lavé mutuellement, on passait son temps à se faire du bien, et à se dire deux secondes après qu’on était en retard.J’ai remis les mêmes vêtements que la veille, il faudrait vraiment que je repasse par l’hôtel. Je n’étais pas rasé, elle me prêta une brosse à dent. Bon, je ne puerai pas de trop, j’aurai l’air d’avoir passé quand même une sacré nuit. Pour quelqu’un qui à l’image d’un gentil garçon, cela ne me déplaisais pas de trop. Je la regardais s’habiller. C’est un spectacle que j’aime bien : le choix des sous-vêtements, surtout quand elle me regarde d’un air coquin, et puis les autres vêtements, et elle vient vers moi :

- Ca va ?

- Tu es superbe.J’adore ta manière de t’habiller !

Elle retourna à la salle de bain, heureuse, pour se maquiller.

- On n’a pas le temps de déjeuner, c’est pas grave

- Désolé, mais je n’ai rien pour déjeuner. Fais-toi un café !

- Je n’aime pas, mais je t’en fait un, c’est où ?

- Non, non, on n’a pas le temps.

Bon, on est donc parti pressé, en courant un peu dans les couloirs du métro, mais si elle cela ne lui posait pas de problèmes, moi je suis plus doué dans les sports en chambres que dans les courses de lévriers à la poursuite d’une rame de métro. Soit, j’ai fait bonne figure, et elle était indulgente. Elle me regardait en riant.

- Tu devrais faire de la gym…

- Comme ce matin, tant que tu veux.

Je ne suis pas sûr que la réponse lui plut, mais chacun a sa personnalité, et nul ne change, mais pour les plus beaux yeux du monde. Elle regardait sans cesse sa montre, faisait des projets. Je la calmais un peu.

- Si on est en retard, on s’excusera, c’est tout.

- …

- Et en plus on doit essayer de pas croiser les autres …

- Oui, tu as raison allez, embrasse moi

Elle s’est un peu calmée, quelques secondes, elle a regardé par la fenêtre le nom des stations.On est finalement arrivé à la gare, on a couru pour trouver la bonne voie.

- Et maintenant on fait quoi ?

- Le premier wagon qu’on trouve, sans regarder à gauche ni à droite, et on s’installe du côté opposé à celui qui longe la voie…

- D’accord

- Allez grimpe fillette

Elle rit, elle voulut m’embrasser.

- Tu déconnes ?

- Oh !

Je riais moi aussi. On a du faire plusieurs wagons pour trouver une place, chaque fois qu’on regardait un siège on se demandait sur qui nous allions tomber. On a eu de la chance, on s’est installé et on a soufflé un peu.

- Normalement, on est tranquille.

- Oui, elles sont déjà monté à mon avis.

- Si elles te cherchent ?

… la porte s’ouvrait, sur une de ses copines.

- Ne bouges pas Karine, je préviens les autres !

- Je t’ai trouvé par hasard, lui-fis-je, je n’ai pas pu rester à l’hôtel, un parent souffrant chez moi, rien de grave, OK ?

- OK. T’es sûr ?

- Ben non, tu m’a appelé, nous avons fait l’amour comme des bêtes toute la nuit…

- Arrête !

- Donc, un parent malade…

- Pas comme des bêtes !

- Pas cette fois-ci, mais la prochaine fois j’espère !

- T’es fou

Les autres arrivèrent, je n’ai pas eu le temps de répondre. L’atmosphère changea complètement, Karine se retrouva le centre d’intérêt, personne ne s’occupa réellement de ce que je faisais là. C’est arrivé à la gare, quand je pris un taxi pour aller à mon hôtel que les gens s’inquiétèrent. Karine leur transmis ma version des faits. La journée semblait bien démarrer. Outre que j’allais arriver en retard, ce n’étais pas trop un souci, je me demandais Karine et moi ce que nous allions faire devant les autres. J’avais envie d’elle, elle avait envie de ma complicité, d’être soutenue dans cette période professionnelle difficile, mais que faire ?Je suis monté dans ma chambre d’hôtel, j’ai changé de vêtements, j’ai refait mes bagages en fourrant tout n’importe comment dedans, je me suis donné un coup de rasoir électrique, ça va vite, et je suis allé payer à la réception la chambre que je n’avais pas utilisée. Mon taxi était toujours là. Ce serait une note de frais que je ne pourrais pas renvoyer… Je me suis pointé au cours avec une heure de retard. J’étais un peu la coqueluche, et avec ce qu’avait dit Karine, tout le monde fût sympa. Karine riait sous cape, cette complicité nous rapprochait. On s’est retrouvé souvent l’un à côté de l’autre cette journée, j’étais bien.Sauf que c’était le dernier jour de cours dans cette ville, et que la prochaine session avait lieu dans une semaine. L’heure de fin de la classe sonna, il était temps de parler. Elle dit à ses copines qu’elle allait visiter les joailliers de la place, pour ma part je trouvais un moyen de me séparer des autres.

- Allons prendre un verre…

Une nouvelle vie commençait pour nous. Dans l’immédiat, c’était le retour au boulot, en attendant la prochaine formation. Mais ce soir ?

- Ecoutes, je ne sais pas ce que tu me proposes, j’ai envie d’être avec toi, mais il y a ton fils…

- …

- et de toute façon, je n’ai plus de chemises propres… Tu repasses mes chemises ?

- …

- Je ris, j’aime ta tête, mais je l’aime mieux quand tu ris

On a discuté ainsi pas mal de temps. Je suis rentré chez moi…Elle m’a rappelé plusieurs fois…

- Henry, tu me manques !

27-09-2007, 22:51:59 (C) Henry Detournay
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